L’école était vide et je ne savais pas trop s’il fallait ou non que je m’en aille moi aussi.
Les murs d’un blanc sale, couvert par endroit de toutes sortes de matériaux plus ou moins identifiés, ne permettait plus d’avoir une perception correcte de l’espace.
Il apparaissait comme un vaste fouillis.
Du genre où l’on ne perçoit plus que des bribes sans arriver à distinguer la moindre intégrité.
Je ne sais pas exactement ce qui m’a retenu.
Il m’a semblé que je devais occuper cet espace puisque nulle autre en avait décidé ainsi.
Un atelier sans personne.
Que du fatras entassé sans grande conscience.
Je passais donc de salle en salle, promenant mon regard dans ce lieu hanté et seulement en partie habité…
Mes pas dans les couloirs marquaient un écho faisant résonner toute la structure du bâtiment comme le vent soufflant sur une bâche de construction.